Cette création a suscité l’enthousiasme du jury en raison de la
qualité des danseurs, la chorégraphie pleine de souffle, de poésie,
qui transcende le réel pour le rendre magique!
Les Estivales de Perpignan / juillet 2009 - A propos de “Memoria”
La mémoire est-elle légère comme une feuille morte ?
La Cie Blicke était invitée aux Scènes Ouvertes des Estivales avec son spectacle "Memoria". Un très beau travail chorégraphique et théâtral où souffle une énergie poétique.
Après Blanche Neige de Prejlocaj, le spectacle de la Cie Blicke est le meilleur spectacle de danse de cette édition des Estivales.
Avec peu de moyens techniques, deux ou trois accessoires et quelques brassées de feuilles mortes, les cinq danseurs nous faisaient faire un voyage au coeur de souvenirs, ceux de l'enfance, ceux de l'amour. Une ballade sur les chemins de la mémoire jonchés de feuilles prêtes à s'envoler au moindre souffle. Un théâtre dansé plein de vie, de poésie et d'énergie positive. Des mouvements d'ensemble à géométrie variable, les danseurs s'en échappant pour y revenir, parfaitement synchrones. Des duos magnifiques
avec des portés d'une grâce inouïe, des solos tendus. Une chorégraphie jouant sur les décalages, l'occupation de l'espace, les individualités et leur engagement physique. Une danse où on
vole, on roule et on rampe, où on parle, on crie et on sourit, jusqu'à la magnifique scène finale symbolisant l'émancipation de cette mémoire à la fois archaïque, émotionnelle et collective. Et tout ça avec une aisance aérienne incroyable, un pouvoir d'interprétation infini et une esthétique dénuée de toute démagogie.
Un grand moment de danse et surtout d'émotion pour le public du festival qui découvrait et devrait ne pas oublier la Cie Blicke.
J.M.C.
L’Indépendant - Edition Sud Ouest / 30 juillet 2009
Virginia Heinen, la danse en héritage
Memoria, dernièrement créée à Pôle Sud par Virginia Heinen, entrelace avec justesse et belle sensibilité danse, musiques et souvenirs, et réactive ainsi diverses strates mémorielles. A la danse conceptuelle, abstraite, la strasbourgeoise Cie Blicke oppose une danse expressive, émotive, libératrice. (...)
Au temps qui file, la feuille balayée par les vents donne l’idéale saveur métaphorique. L’image pourrait être trop appuyée. Virginia Heinen veille à lui opposer des contrepoints efficaces. Avec un doigté rare, elle compose et décompose des mouvements choraux devenus aujourd’hui trop rares, arabesques des bras, des rondeurs mettant en avant le plexus solaire. Tout s’articule en fonction d’un souffle essentialiste. Au solo succède un intense duo finement ciselé: Virginia enroulée au remarquable Martin Grandperret joue de multiples références comme de réminiscences.
(...) Kaléidoscopique, Memoria agrège divers souvenirs, on s’y dévoile, y rejoue avec pudeur et humour les premières fois. Fresque chronologique, la pièce conjugue étrangement la pudeur et la férocité, voire le burlesque en exhumant l’enfance.Chacun y reconnaîtra les injonctions parentales, à la manière de “finis ton assiette... t’as vu l’heure!”.
La reconnaissance de l’autre, du bout des doigts, jusqu’au tremblement sidéré de la sensualité, l’image finale aussi poétique que vitaliste prouve que l’héritage n’est pas chose morte.
Veneranda Paladino
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace / 22 février 2009
Memoria de corps
Après reception enthousiaste au parisien Théâtre du Lierre, Virginia Heinen présente Memoria qui fouille son passé chorégraphique. Revitalisant ainsi l’héritage de l’Ecole Folkwang d’Essen.
(...) Réinvestissant cette racine, Virginia Heinen convie quatre jeunes danseurs, leur transmettant les gestes comme l’esprit de la Folkwang.
Memoire archaïque, mémoire émotionnelle et mémoire corporelle tressent une partition finement ciselée sur les rythmes baroques de Purcell, Vivaldi et Marin Marais, réactivée par les cadences rock de Björk. Filippo Zapponi soigne les climats d’une musique qui n’a ici rien d’ornamental, elle existe à part entière. Exercée, exigeante, l’oreille musicale de Virginia Heinen impulse au corps des accents ou des contrepoints.
Tout en contrastes, en intuition - telle évolue Memoria, qui sait alterner solo et duo, et intensité chorale. Comme la course du soleil, Memoria peut s’écouler ad libitum. Comme une feuille sous les assauts du
vent.
Veneranda Paladino
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace / 14 février 2009
Memoria: souvenirs, souvenirs...
Virginia Heinen possède le sens du phrasé, de la composition, allié à une fluidité très singulière qui en font une grâce insolite et sensuelle.
La mémoire est ici bâtisseuse d’espaces et d’énergie, de pesanteur, de force et d’impact. Du bel ouvrage qui tisse les liens entre les détenteurs d’un esprit d’école chorégraphique qui irrigue encore aujourd’hui de grands artistes, de Pina Bausch à Susanne Linke, toute la lignée allemande bien vivante!
Pas de formol dans ce conservatoire de l’art moderne!
Geneviève Charras
WIK - le site.fr / février 2009
Labyrinthes et « Caprices » d’artistes
L’ironie de Enrico Tedde
Une danse entre les fils de l’existence. Une toile d’araignée composée de lignes colorées : plus qu’indiquer des lignes de fuite, elle enferme l’espace comme dans une prison infinie. Des cordages ancrés à un bureau, tel un dernier vaisseau de solitude perdu dans l’espace profond. Il y a de la philosophie dans « IO SONO JE SUIS ICH BIN », le solo de Enrico Tedde, depuis plus de vingt ans à l’étranger –d’abord à Essen et maintenant à Strasbourg où il dirige avec Virginia Heinen la Compagnie Blicke- auteur de chorégraphies au bel impact scénique, une danse aérienne et bien construite, pourtant sanguine et terrienne, avec une intéressante structure théâtrale. Telle est la chorégraphie présentée vendredi dans le cadre de « Autunno Danza » - ce beau festival organisé par Spaziodanza- qui, tout en plongeant la recherche dans un thème si délicat comme celui de l’existence ( « Qui sommes-nous ? » et « Où allons-nous ? »), amène une saine dose d’ironie – trait distinctif du travail de Tedde- dommage qu’il n’œuvre pas en Sardaigne ! Avec une envie urgente de découvrir de nouvelles limites. Captivant et intrigant, « Io sono… » engage le regard et le cœur dans un labyrinthe où la raison et le sentiment s’entremêlent pour se perdre l’instant d’après.
Walter Porcedda, La Nuova Cagliari, septembre 2008
... pour la pièce « IO SONO JE SUIS ICH BIN » de Enrico Tedde danseur et chorégraphe de grande qualité qui a été l'assistent de Jean Cébron dans le passé.
Mariant divertissement et intériorité, Tedde donne vie à la danse théâtre -ou ils'explore lui même à tra-
vers un corps sans âge qui s'interroge, qui réfléchi, qui répond et qui enfin s'anéanti dans l'achèvement
d'un geste extrême.
Carlo Argiolas, L'Unione Sarda Cagliari, 2 octobre 2008
Un regard vers les étoiles
Un spectacle de danse contemporaine à l'Etappenstall d'Erstein dans le cadre des "Jeudis d'Erstein": l'évenement semble telement insolite que cela justifie le déplacement. Mais la qualité de la répresentation de "Stella" et "Io sono je suis Ich bin" par la Compagnie Blicke a largement dépassé l'aspect singulier du cadre et ce soir là, les artistes ont joué à guichet fermé. C'est devant une centaine de personnes que la Compagnie Blicke (regards en allemand) a proposé sa création sur le thème "être une Star". Ce sujet est abrdé dans un premier temps de façon humoristique par la femme, puis traité par l'homme de façob plus métaphorique. Durant deux heures vont coexister sur scène deux univers: l'un fait de strass et de superficialité, l'autre de morosité et de solitude, mais c'est le vide des âmes qui rapprochent les deux êtres. Cette différence de vue donne toute la dimension de la Compagnie Blicke. Créée en 2002, elle est composée de six danseurs venue de tout l'Europe. "Nos différence culturelles rentrent dans notre démarche de création, c'est une richesse" explique Virginia Heinen, allemande et co-auteur du spectacle avec Enrico Tedde, italien. Hommes ou femmes, les danseurs jouent sur ce regard croisé, interrogant et mettant en rélief quelques "évidences" de notre société: "A travers "Stella et "Io sono Je suis Ich bin" nous voulons démontrer ce schéma de penser qui consiste à devenir quelque chose pour exister" note la danseuse.
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace 5 décembre 2006
Liaisons dans « Living Room »
La pièce «Living room» mêle danse, chant et théâtre dans une réelle symbiose …
… La compagnie Blicke a enchanté le public alsacien venu assister aux premières de sa pièce intitulée «Living Room, Sopra le Stelle».
Cette observation minutieuse du comportement amoureux est en prise directe avec la réalité tout en étant illustrée par la magie foisonnante de l'imagination.
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace 30 novembre 2005
Poésie et humour
Dans leur spectacle « FRAGILE », les quatre danseuses et le danseur, ont fait découvrir aux spectateurs, des jeunes scolaires surtout, qu’ils savent offrir des émotions et des visions du monde aussi fortes que le théâtre ou d’autre formes d’expression. Et le publique n’avait, à aucun moment eu l’impression d’assister à un spectacle sybilien ou étiliste, mais plutôt à un spectacle en prise directe avec la réalité, dans un univers plein de poésie, de rêve, de charme, d’humour et d’un optimisme profond.
Offrant un souffle d’une liberté nouvelle tout au long de cette pièce dansée, aussi divertissante que poétique, comique et humour se sont entremêlés.
Une soliste au bain, plongeant dans un seau d’eau, alors que les compagnes et le danseur laissent tomber leur maillot de bain pour évoluer nu, avec fragilité et sensualité derrière un paravent translucide. Légèreté et rapidité dans leurs gestes, les danseurs poursuivent le spectacle rafraîchissant et plein d’ironie jusqu’au final où les ballons et plumes inondent la scène.
DNA – Dernières Nouvelles l’Alsace 28 mars 2006
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Des corps en vol qui atterrissent sur une scène peinte d'éphémère
Petit à petit, avec douceur, les cinq interprètes – Virginia Heinen, Enrico Tedde, Giovanna Trinca, Mariangela Siani et Silvia Assirelli- entrent dans le vif d’une danse sculptée d’une main légère. Un pas de deux, plus trois, un jeu de nombres, de réciprocités, la découverte du regard répété, regarder de nouveau des corps en vol, tout simplement. Loin des tristes dépositions encore que païennes, FRAGILE, soutenu par cinq danseurs conscients de l’individualité de chacun, à ce point là glisse, tout d’un coup, dans la parole. Ce qui était un choix rigoureux se révèle dans sa duplicité.
Monica Perozzi, Unione Sarda, 14 novembre 2003
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A travers la vie sur des montagne russes
Au tout début, quatre danseuses et un danseur prennent vie en un ralenti magnifiquement compliqué ; ils avancent comme des funambules, s’aidant de casseroles, de chaises, de cousins…
La lumière devient plus intense au fur et à mesure que se déroule la chorégraphie. Un solo balnéaire particulièrement drôle révèle un réel talent comique.
Mais bientôt, sa joyeuse insouciance se mue en une gaieté pénétrante et criarde. Tel un joueur de marionnettes, l’homme manipule les quatre femmes, dont chacune intrigue pour attirer sur elle l’attention. De l’extérieur, tout est coloré mais la vie intérieur est « fragile ».
Gabriele Hauger, « Rund um Schwand », 15 août 2004
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Collage rafraîchissant et plein d'ironie
FRAGILE, pièce dansée trépidante et haute en couleurs de la compagnie Blicke. La danseuse et chorégraphe Virginia Heinen, dans la lignée du « Tanztheater » de Pina Bausch, a élaboré un collage d’une merveilleuse fantaisie et d’une ironie rafraîchissante, formant un kaléidoscope de petites histoires, aux ambiances les plus diverses. Il y est question de voyage, de collection de souvenirs. Tels des voyageurs en chemin, les cinq danseurs entrent en scène en marchant sur des casseroles ou des seaux, dont ils se servent pour construire des ponts. A des scènes d’une intense poésie succèdent des moments de vive théâtralité, teintées d’humour et d’ironie… La troupe se dispute, s’interpelle et réveille de vieilles rengaines italiennes dans les esprits, des images du sud, de la mer, de la Bella Italia…
Les danseurs-interprètes sont exceptionnels, ils naviguent d’un extrême à l’autre : de belles images de danse, duos, trios et scènes de groupe, d’images sereines jusqu’à l’immobilité d’une danse légère, aérienne aux mouvements les plus libres. Cette pièce s’avère aussi divertissante que remarquablement construite, pleine d’esprit, de charme et d’humour.
Roswitha Frey, « Badische Zeitung », 14 août 2004
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La colère de la vie en gris
Ils marchent, pochette sous le bras et pressés comme ceux qui risquent de rater le train. « Je n’ai jamais de temps. Mais qu’est ce que c’est le temps? Combien de temps me reste-t-il encore ? » …
… Les auteurs attentifs à une contemporanéité glaciale dissimulant des éclats inattendus de colère. Danse à hurler ou chaque accent est une secousse, avec chaque offense le groupe se meut en sculpture. C’est une magnifique étude sur la colère, la rencontre biblique entre deux « gris » qui malgré tout se prennent avec férocité : désir degré 0. Ce ne sont que de petits moments, le gris domine avec sa danse qui aspire à d’autres choses différentes de soi, tout en fuyant la force et la rigidité, rien que la mort, pour se plonger dans l’éloge de la faiblesse.
Et une fois encore l’inquiétante femme en rose (Virginia Heinen) qui demande ironiquement « Where is the party ? », qui pleurent parce que personne ne lui répond avant que les gris la déshabillent et l’habillent de nouveau de leur couleur. Avant la dernière danse : l’envie d’autre chose de soi-même.
Monica Perozzi, « Unione Sarda », 4 octobre 2004
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La perte de l’innocence
Cagliari – Quelle belle surprise de voir, après une dizaine d’années, comment nos meilleurs jeunes talents de la scène sont devenus des adultes. Pas seulement dans le sens latéral du terme mais, ce qui est encore plus important, dans le sens artistique. C’est le cas de Enrico Tedde, danseur de belle grâce et d’une technique solide qui, après ses débuts sur les scènes sardes, suivant l’exemple d’autres collègues, a quitté l’île pour travailler à l’étranger afin d’affiner sa technique et ses capacités en fréquentant des grands maîtres (comme Jean Cébron) et des grandes écoles. Il est revenu en Sardaigne pour inaugurer le festival « Autunno Danza » avec sa chorégraphie « PASSI », qui a été jouée vendredi dernier, au Piccolo Auditorium, devant un public enthousiaste… « Passi », exemple bien construit de danse théâtre de provenance Bauschienne raconte par images le malaise de notre époque et de notre génération. …
… Des images chaotiques de vie métropolitaine se superposent au thème de la fuite et du voyage, jusqu’à poursuivre, au fil de la nostalgie, une innocence libre et enfantine. …
… Sur la scène, le travail le plus intéressant marche sur le fil de la rencontre et de l’interaction entre les figures de danse et les sons conçus par le compositeur Giorgio Tedde.
Un jeu d’échange intéressant où les danseurs bougent en montrant une danse séduisante, faite de mouvements fluides et bien interprétés.
Walter Porcedda, « Nuovo Sardegna », 5 octobre 2004
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Intense et captivant: "Passi" de Enrico Tedde et Virginia Heinen ouvre le festival Autunno Danza
La colère sert de point de départ à l’analyse des nécessités et devoirs imposés par notre société.
Une succession de tableaux illustrent par de touchantes étreintes, les problèmes des relations humaines et transmet l’inquiétant message d’une hypnose collective devant un écran invisible. Leurs paroles peuvent être amplifiées mais finalement demeure le drame de la solitude. …
… Les musiques de Giorgio Tedde soulignent discrètement mais avec grande efficacité les différents moments, les passages, les actions et les situations tout en scandant les temps et les rythmes internes du mouvement des corps et des pensées. L'amour, le bonheur, la souffrance… composent les nombreuses couleurs d’une tapisserie complexe qui tout à coup se tache de teintes vivantes et brillantes avec l’apparition d’un personnage « différent » qui d’une façon grotesque, divertissante et ironique, semble déraciner les règles pré-constituées tout en soulignant – sans jamais l’effacer – le poids d’une tragédie dessinée avec grâce et légèreté.
Antonio Serra , « radio Kalaritana – Ekklesia » (journal radio), 6 octobre 2004
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